Griffonia avis forum : cette plante aide-t-elle vraiment contre l’anxiété ?

# Griffonia avis forum : cette plante aide-t-elle vraiment contre l’anxiété ?

L’anxiété touche aujourd’hui près de 21% de la population française au cours de leur vie, selon les dernières données de Santé Publique France. Face à cette réalité, de nombreuses personnes se tournent vers des solutions naturelles avant d’envisager les traitements médicamenteux classiques. Parmi les alternatives phytothérapeutiques les plus discutées, le Griffonia simplicifolia suscite un intérêt grandissant sur les forums de santé et les communautés en ligne. Cette plante grimpante originaire d’Afrique de l’Ouest est notamment valorisée pour sa richesse en 5-hydroxytryptophane, un composé directement impliqué dans la régulation de l’humeur. Mais que disent vraiment les utilisateurs de cette plante ? Les témoignages correspondent-ils aux données scientifiques disponibles ?

Griffonia simplicifolia : composition phytochimique et mécanisme d’action du 5-HTP

Le Griffonia simplicifolia appartient à la famille des Fabacées et se distingue par ses gousses contenant des graines particulièrement riches en molécules bioactives. La compréhension de sa composition permet d’appréhender les mécanismes par lesquels cette plante peut potentiellement influencer notre état émotionnel et notre bien-être psychologique.

Concentration en 5-hydroxytryptophane dans les graines de griffonia simplicifolia

Les graines de Griffonia simplicifolia renferment une concentration remarquable en 5-HTP, pouvant atteindre entre 3% et 15% selon les conditions de culture et les méthodes d’extraction. Cette concentration exceptionnelle fait du Griffonia la source naturelle la plus riche en 5-hydroxytryptophane actuellement connue. Pour mettre cette donnée en perspective, aucune autre plante alimentaire ou médicinale ne présente une teneur comparable en ce précurseur sérotoninergique. Les extraits standardisés disponibles sur le marché contiennent généralement entre 14% et 15% de 5-HTP, garantissant ainsi une certaine constance dans les dosages proposés aux consommateurs.

Cette standardisation revêt une importance capitale pour les utilisateurs recherchant des effets prévisibles et reproductibles. Contrairement aux poudres de plantes non standardisées, dont la teneur en principes actifs peut varier considérablement d’un lot à l’autre, les extraits titrés offrent une garantie de qualité. Les méthodes d’analyse par chromatographie liquide haute performance (HPLC) permettent aujourd’hui de vérifier avec précision la concentration en 5-HTP dans chaque production.

Biosynthèse de la sérotonine cérébrale à partir du 5-HTP

Le 5-hydroxytryptophane constitue l’intermédiaire direct entre le L-tryptophane alimentaire et la sérotonine, ce neurotransmetteur essentiel à la régulation de l’humeur, du sommeil et de l’appétit. Une fois ingéré, le 5-HTP est absorbé au niveau intestinal puis transporté via la circulation sanguine jusqu’au cerveau. Cette conversion en sérotonine s’effectue grâce à l’action d’une enzyme spécifique, la décarboxylase des acides aminés aromatiques, présente dans les neurones sérotoninergiques.

Ce processus de biosynthèse présente un avantage considérable : contrairement au L-tryptophane qui nécessite deux étapes enzymatiques pour produire de la sérotonine, le 5-HTP n’en nécessite qu’une seule. Cette proximité métabolique explique pourquoi les effets du

ce précurseur peuvent être perçus plus rapidement par certains utilisateurs. En d’autres termes, là où le L-tryptophane doit encore être transformé, le 5-HTP issu du griffonia se trouve déjà « à mi-chemin » vers la sérotonine, ce qui explique l’intérêt des forums pour cette plante lorsqu’il s’agit de soutenir l’humeur et de diminuer l’anxiété.

Franchissement de la barrière hémato-encéphalique par le précurseur sérotoninergique

Pour agir sur l’anxiété, le 5-HTP doit impérativement atteindre le système nerveux central. Son atout majeur est de pouvoir franchir la barrière hémato-encéphalique (BHE) grâce à des transporteurs spécifiques des acides aminés neutres. Contrairement à la sérotonine elle-même, qui ne traverse pas la BHE, le 5-HTP peut circuler librement dans le sang puis pénétrer dans le cerveau, où il sera converti localement en sérotonine.

On peut comparer cette barrière à un « poste frontière » très sélectif : la sérotonine est refusée à l’entrée, mais son précurseur, le 5-HTP, dispose d’un passeport lui permettant de passer. Une fois à l’intérieur, la transformation en sérotonine se fait principalement dans les neurones des noyaux du raphé, zones clés impliquées dans la régulation de l’anxiété et de l’humeur. C’est précisément cette capacité de franchissement qui rend le griffonia intéressant dans une approche de soutien au système sérotoninergique.

Il est toutefois important de noter que la vitesse et l’efficacité de ce passage dépendent de nombreux facteurs individuels : état nutritionnel (présence d’autres acides aminés en compétition), prise concomitante d’aliments riches en protéines, mais aussi génétique et état métabolique global. C’est pourquoi deux personnes prenant la même dose de griffonia peuvent ressentir des intensités d’effets très différentes sur l’anxiété ou le sommeil.

Différences pharmacocinétiques entre 5-HTP et l-tryptophane

Le L-tryptophane est l’acide aminé essentiel naturellement présent dans l’alimentation (œufs, produits laitiers, légumineuses, etc.), tandis que le 5-HTP est un métabolite intermédiaire, non retrouvé en quantité significative dans les aliments courants. Sur le plan pharmacocinétique, ces deux molécules présentent des profils distincts. Le L-tryptophane doit d’abord être hydroxylé en 5-HTP par la tryptophane hydroxylase, une enzyme régulée par de nombreux facteurs (cofacteurs, inflammation, stress oxydatif), alors que le 5-HTP contourne cette étape limitante.

Le 5-HTP montre en général une biodisponibilité orale supérieure et plus prévisible que le L-tryptophane, avec moins de compétition pour les transporteurs d’acides aminés au niveau intestinal et de la barrière hémato-encéphalique. C’est un peu comme si, au lieu de prendre une route secondaire encombrée (L-tryptophane), on empruntait une voie rapide déjà ouverte (5-HTP) pour atteindre la même destination : la sérotonine. En pratique clinique, cela se traduit souvent par des doses plus faibles nécessaires pour obtenir un effet ressenti sur l’humeur ou l’anxiété.

En revanche, cette efficacité accrue implique aussi une vigilance plus grande concernant le risque de déséquilibre sérotoninergique, notamment en cas d’association avec des médicaments agissant sur la sérotonine. Le 5-HTP, et donc le griffonia, peut induire des variations plasmatiques plus marquées de sérotonine que le L-tryptophane, ce qui explique en partie pourquoi les autorités recommandent de respecter des posologies prudentes et d’éviter les associations hasardeuses.

Retours d’expérience utilisateurs sur forums doctissimo et reddit concernant griffonia

Au-delà des mécanismes biochimiques, ce sont souvent les avis forum qui motivent une personne anxieuse à tester ou non le griffonia. Sur des plateformes comme Doctissimo, Reddit ou des forums spécialisés en phytothérapie, les utilisateurs partagent leurs « journaux de bord » de cure, avec leurs succès, mais aussi leurs limites et effets secondaires. Ces retours ne remplacent pas des études cliniques, mais ils offrent une photographie intéressante de l’usage réel du griffonia contre l’anxiété au quotidien.

On observe globalement deux grands profils de témoignages : des personnes utilisant le griffonia en première intention pour des troubles anxieux légers à modérés (stress chronique, ruminations, difficultés d’endormissement), et d’autres qui l’intègrent après ou en parallèle d’un suivi médical, parfois à la suite d’une réduction progressive d’antidépresseurs ISRS. La prudence reste toutefois largement rappelée par les modérateurs et certains professionnels de santé intervenant sur ces forums.

Témoignages d’efficacité contre l’anxiété généralisée et attaques de panique

Sur les forums, de nombreux messages évoquent une amélioration de l’anxiété généralisée après plusieurs semaines de prise de griffonia. Certains utilisateurs décrivent une baisse des pensées envahissantes, une sensation de « fond d’angoisse » moins présent, et une meilleure capacité à gérer les imprévus. Une internaute de 40 ans rapporte par exemple « un moral plus positif » et « moins de phases de tristesse » au fil de la cure, quand d’autres notent une diminution des réveils nocturnes anxieux.

Concernant les attaques de panique, les retours sont plus nuancés. Quelques utilisateurs indiquent une réduction de la fréquence ou de l’intensité des crises, mais insistent sur le fait que le griffonia ne constitue pas une solution aiguë immédiate, contrairement à certains anxiolytiques de prescription. Il serait plutôt perçu comme un « terrain de fond », permettant de rendre le système nerveux moins réactif, ce qui, indirectement, peut espacer les épisodes de panique chez certains.

Plusieurs témoignages soulignent aussi un effet bénéfique sur l’irritabilité et l’hypersensibilité émotionnelle, notamment en période prémenstruelle ou de périménopause. Une utilisatrice de 47 ans confie ressentir une nette différence lorsqu’elle interrompt la cure par négligence, en particulier lors des chutes hormonales : le griffonia l’aiderait à « lisser » ces variations d’humeur. Ces observations empiriques restent individuelles, mais reviennent de façon récurrente dans les discussions.

Délai d’action rapporté par les utilisateurs selon les dosages

Une question revient sans cesse dans les fils de discussion : « Au bout de combien de temps sent-on les effets du griffonia sur l’anxiété ? ». Les réponses varient, mais une tendance se dessine. Une partie des utilisateurs mentionne une légère amélioration du sommeil ou de l’apaisement intérieur dès la première semaine, surtout lorsque le dosage se situe autour de 100 à 150 mg de 5-HTP par jour. D’autres ne constatent des changements tangibles qu’après 3 à 4 semaines de prise régulière.

Les discussions montrent que la posologie joue un rôle important dans ce délai d’action perçu. Certains commencent très bas (50 mg/j) pour tester la tolérance digestive, puis augmentent progressivement jusqu’à 200 ou 300 mg de 5-HTP par jour, répartis en 2 ou 3 prises. En général, ce sont les utilisateurs ayant atteint une dose intermédiaire (entre 150 et 250 mg/j) qui rapportent le plus souvent un effet clair sur la diminution du stress quotidien et l’amélioration de l’humeur.

De nombreux contributeurs recommandent par ailleurs de ne pas juger trop vite l’efficacité du griffonia : ils conseillent une période d’essai d’au moins un mois avant de conclure. À l’inverse, quelques personnes témoignent d’une absence complète d’effet, même après plusieurs semaines, rappelant que la réponse au 5-HTP est très individuelle et dépend de multiples paramètres (terrain psychologique, alimentation, autres traitements en cours, hygiène de vie).

Effets secondaires gastro-intestinaux signalés sur les forums santé

Les effets secondaires du griffonia les plus fréquemment cités sur les forums concernent le système digestif. Plusieurs utilisateurs évoquent des nausées, des ballonnements, voire des diarrhées lorsqu’ils débutent une cure à dose trop élevée. Certains décrivent également une sensation de pesanteur gastrique ou de légère somnolence en journée, surtout si la prise est faite à jeun.

Pour limiter ces désagréments, les conseils d’utilisateurs expérimentés convergent : commencer par un dosage faible, prendre les gélules au cours d’un repas léger, et augmenter par paliers d’une semaine. Comparé à une voiture qu’on mettrait brutalement en plein régime, le griffonia demanderait plutôt un « démarrage en douceur » pour que le corps s’y habitue sans heurts. Beaucoup rapportent que ces troubles digestifs s’atténuent après quelques jours d’adaptation.

Il est aussi mentionné, plus rarement, des maux de tête ou une sensation de fatigue les premiers jours, possiblement liés à la modification de l’équilibre sérotoninergique. Les modérateurs de forums santé rappellent toutefois régulièrement qu’en cas de symptômes importants (vomissements répétés, douleurs abdominales intenses, agitation marquée, palpitations), il est impératif d’interrompre la prise et de consulter un médecin pour écarter un surdosage ou une interaction médicamenteuse.

Comparaisons utilisateurs entre griffonia et antidépresseurs ISRS

Un thème sensible, mais très présent dans les avis forum, concerne la comparaison entre griffonia et antidépresseurs de type ISRS (inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine). De nombreux intervenants précisent d’emblée qu’ils ne substituent pas un traitement médical sans avis de leur psychiatre, mais qu’ils comparent surtout les ressentis : installation des effets, tolérance, impact sur la libido, ou encore sur la prise de poids.

Plusieurs personnes ayant déjà reçu un ISRS décrivent le griffonia comme « plus doux » et moins « anesthésiant » sur le plan émotionnel. Elles disent ressentir une amélioration de fond de l’humeur et de l’anxiété, sans le côté « coupure » affective parfois rapporté avec certains antidépresseurs. D’autres apprécient l’absence d’effets indésirables tels que bouche sèche marquée, baisse de libido ou prise de poids importante, même si des variations d’appétit peuvent survenir.

À l’inverse, certains témoignages soulignent que, pour des troubles anxieux sévères ou des dépressions modérées à importantes, le griffonia seul n’a pas suffi, là où un ISRS s’est révélé nettement plus efficace. Les utilisateurs insistent alors sur le fait que le griffonia semble davantage adapté aux troubles légers, ou comme complément à des approches non médicamenteuses (psychothérapie, relaxation, activité physique), plutôt qu’à des formes graves nécessitant une prise en charge médicale structurée.

Études cliniques et méta-analyses sur l’efficacité anxiolytique du 5-HTP

Si les forums offrent une vision « terrain » du griffonia, la question demeure : que disent les études cliniques sur le 5-HTP en tant qu’agent anxiolytique ? La littérature scientifique est encore limitée en nombre d’essais récents, mais plusieurs travaux, parfois anciens, ont exploré le potentiel du 5-HTP dans les troubles anxieux et dépressifs légers à modérés. Des revues systématiques soulignent souvent un signal d’efficacité, tout en appelant à des études de plus grande ampleur et mieux contrôlées.

Les données disponibles indiquent notamment que le 5-HTP semble agir à la fois sur l’anxiété, le sommeil et certains comportements compulsifs (grignotage, fringales sucrées), en lien avec sa capacité à augmenter la synthèse de sérotonine. Cependant, la grande variabilité des protocoles (posologies, durées, critères d’évaluation) rend parfois difficile une comparaison directe entre études, ce qui explique l’absence d’allégation officielle spécifique « anti-anxiété » au niveau européen.

Essai randomisé en double aveugle sur troubles anxieux généralisés

Parmi les travaux les plus souvent cités figure un essai randomisé en double aveugle contre placebo portant sur des patients présentant un trouble anxieux généralisé léger à modéré. Dans cette étude, le 5-HTP a été administré sur plusieurs semaines, et les résultats ont montré une réduction significative des scores d’anxiété chez une partie des participants, comparativement au groupe placebo. Les auteurs soulignaient en particulier une amélioration de l’inquiétude excessive et des tensions musculaires.

Bien que prometteurs, ces résultats doivent être interprétés avec prudence, notamment en raison de la taille relativement modeste de l’échantillon et de la courte durée du suivi. Néanmoins, ils sont cohérents avec ce que rapportent de nombreux utilisateurs : une diminution progressive du « bruit de fond anxieux » et une meilleure tolérance au stress du quotidien. Il est intéressant de noter que les effets semblaient plus marqués chez les individus présentant des niveaux bas de sérotonine au départ, suggérant un intérêt particulier du 5-HTP sur certains profils biologiques.

D’autres essais, parfois orientés sur des troubles mixtes anxio-dépressifs, ont également mis en évidence une amélioration des symptômes émotionnels sous 5-HTP, avec une tolérance généralement jugée bonne. Toutefois, la plupart de ces études ont été menées avant les années 2000, et les experts appellent aujourd’hui à de nouveaux protocoles modernisés intégrant des critères plus stricts et des comparateurs de référence (ISRS, psychothérapies).

Protocoles de dosage utilisés dans les recherches cliniques publiées

Les protocoles cliniques existants utilisent des doses de 5-HTP généralement comprises entre 150 et 600 mg par jour, réparties en plusieurs prises. Ces dosages sont souvent supérieurs à ceux que l’on retrouve dans une cure standard de griffonia contre l’anxiété, qui tourne plutôt autour de 100 à 300 mg de 5-HTP/jour pour un adulte. Cette différence de posologie explique en partie pourquoi les résultats des études ne sont pas toujours directement transposables à l’automédication.

Dans certains essais, le 5-HTP était administré en association avec d’autres nutriments (vitamine B6, magnésium) ou modulé selon le poids corporel. Les prises étaient le plus souvent fractionnées (matin, fin d’après-midi, soir), notamment pour limiter les effets indésirables digestifs et stabiliser la disponibilité du précurseur sur 24 heures. Ce fractionnement rejoint d’ailleurs les recommandations que l’on retrouve sur de nombreux forums de santé.

Un point important à retenir est que la durée minimale de traitement dans ces essais se situait fréquemment entre 4 et 12 semaines. Autrement dit, le 5-HTP n’est pas évalué comme une solution de « coup de fouet » immédiat, mais comme un soutien de fond. Pour quelqu’un qui souhaite réduire son anxiété avec du griffonia, il est donc pertinent d’envisager une cure suffisamment longue, tout en restant dans les limites de sécurité établies par les autorités sanitaires.

Mesure sur échelle HAM-A et réduction significative des symptômes anxieux

Dans plusieurs études, l’intensité de l’anxiété a été évaluée à l’aide de l’échelle HAM-A (Hamilton Anxiety Rating Scale), l’un des outils de référence en psychiatrie. Les patients recevant du 5-HTP présentaient en moyenne une diminution plus importante de leur score HAM-A que ceux sous placebo, indiquant une réduction clinique des symptômes anxieux (tensions, peurs anticipatoires, troubles du sommeil, somatisations).

Cette amélioration restait toutefois modérée et n’atteignait pas toujours l’ampleur observée avec certains ISRS de référence. On peut voir le 5-HTP comme une sorte de « catalyseur » de l’équilibre émotionnel plutôt que comme un anxiolytique puissant. En pratique, cela correspond bien à ce que décrivent de nombreux utilisateurs : une impression d’être plus serein et moins débordé, sans pour autant ressentir un effet sédatif massif.

Les chercheurs insistent également sur la nécessité de surveiller les signes de syndrome sérotoninergique, même si celui-ci reste rare aux doses étudiées. Cette vigilance est particulièrement importante lorsque le 5-HTP est administré à des personnes déjà traitées par des médicaments influençant la sérotonine, ce qui renvoie à la question cruciale des interactions médicamenteuses, très discutée aussi bien dans la littérature scientifique que sur les forums.

Posologie recommandée et biodisponibilité des extraits standardisés de griffonia

Pour un adulte souhaitant utiliser le griffonia dans une optique de réduction de l’anxiété ou d’amélioration du sommeil, les compléments alimentaires disponibles proposent en général des doses de 50 à 100 mg de 5-HTP par gélule. Les posologies courantes se situent entre 50 et 300 mg de 5-HTP par jour, en une à trois prises, en fonction de la sensibilité individuelle et de l’objectif recherché (anxiété diurne, ruminations du soir, réveils nocturnes).

Les autorités de santé recommandent de rester dans des doses modérées et de privilégier un démarrage progressif, par exemple 50 mg le soir pendant quelques jours, puis ajout d’une prise en fin d’après-midi si la tolérance est bonne. Il est conseillé d’éviter les cures continues de plusieurs mois sans interruption, afin de ne pas perturber durablement l’équilibre du système sérotoninergique. Des cycles de 6 à 8 semaines, suivis d’une pause, sont souvent évoqués par les professionnels comme un schéma prudent.

La biodisponibilité du 5-HTP issu du griffonia dépend fortement de la qualité de l’extrait : titrage en 5-HTP (idéalement 30 % ou 14–15 % selon la forme), absence de contaminants (métaux lourds, pesticides, solvants), et galénique (gélule végétale, comprimé). Des analyses indépendantes ont montré que certains produits surdosés en plomb ou mal titrés existaient sur le marché, d’où l’importance de choisir des marques transparentes, avec certificats d’analyse et fabrication sous bonnes pratiques (GMP).

La prise avec un repas léger, pauvre en protéines, améliore en général la tolérance digestive tout en limitant la compétition avec d’autres acides aminés pour les transporteurs. Vous pouvez, par exemple, prendre le griffonia au cours du dîner ou d’une collation riche en glucides complexes. Pour optimiser les effets sur l’anxiété, beaucoup d’utilisateurs associent également des mesures d’hygiène de vie : activité physique régulière, techniques de respiration, méditation, qui renforcent l’action du griffonia sur le terrain émotionnel.

Interactions médicamenteuses avec inhibiteurs sélectifs de recapture de sérotonine

L’association griffonia–ISRS est probablement l’un des points les plus sensibles, et pour cause : elle peut théoriquement augmenter le risque de syndrome sérotoninergique, une complication potentiellement grave liée à un excès de sérotonine dans le système nerveux central. Les ISRS (fluoxétine, sertraline, paroxétine, citalopram, escitalopram, etc.) agissent déjà en augmentant la disponibilité de la sérotonine au niveau synaptique. Y ajouter un précurseur comme le 5-HTP revient, en quelque sorte, à alimenter davantage un circuit déjà stimulé.

Les symptômes d’alerte de ce syndrome incluent agitation importante, confusion, tremblements, sueurs abondantes, tachycardie, diarrhées, et, dans les formes sévères, hyperthermie ou convulsions. Même si ces cas restent rares, ils sont suffisamment documentés pour que les agences sanitaires recommandent clairement d’éviter toute automédication à base de griffonia en parallèle d’un traitement antidépresseur ou anti-Parkinson sans avis médical. Sur les forums, les intervenants avertis rappellent d’ailleurs régulièrement cette mise en garde.

De plus, certains ISRS sont déjà associés à un risque hémorragique modérément accru, en particulier lors d’associations avec des anticoagulants ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Le 5-HTP pouvant également moduler la sérotonine plaquettaire, une prudence supplémentaire est de mise chez les personnes présentant des troubles de la coagulation ou prenant des traitements à risque. Là encore, seul un médecin peut évaluer le rapport bénéfice/risque d’une utilisation conjointe.

En pratique, si vous êtes sous ISRS, IMAO, IRSNA, traitement de la maladie de Parkinson (L-Dopa) ou tout médicament influençant la sérotonine, il est fortement déconseillé d’introduire du griffonia sans en parler au préalable à votre prescripteur. Dans certains cas, le professionnel de santé pourra envisager une transition encadrée, mais l’initiative individuelle, guidée uniquement par des avis de forum, peut exposer à des complications évitables.

Comparatif griffonia versus alternatives phytothérapeutiques anxiolytiques comme rhodiola et ashwagandha

Le griffonia n’est pas la seule plante citée dans les discussions lorsqu’il s’agit de gérer le stress et l’anxiété de manière naturelle. La rhodiola (Rhodiola rosea) et l’ashwagandha (Withania somnifera) reviennent très souvent comme alternatives ou compléments possibles. Chacune agit via des mécanismes différents : là où le griffonia cible en priorité la sérotonine via le 5-HTP, la rhodiola et l’ashwagandha sont classées parmi les plantes adaptogènes, modulant la réponse globale de l’organisme au stress.

La rhodiola est particulièrement étudiée pour ses effets sur la fatigue mentale, la résilience au stress et la concentration. De nombreux utilisateurs la décrivent comme « dynamisante mais apaisante », utile lorsque l’anxiété s’accompagne d’épuisement et de baisse de motivation. L’ashwagandha, quant à elle, est souvent perçue comme plus sédative, aidant à la détente musculaire, à la réduction de l’agitation et à l’amélioration du sommeil, avec un impact plus marqué sur l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (cortisol).

Plante Mécanisme principal Profil d’usage dominant
Griffonia Précurseur sérotoninergique (5-HTP) Anxiété, humeur, sommeil, fringales
Rhodiola Adaptogène, modulation du cortisol Stress + fatigue, baisse de motivation
Ashwagandha Adaptogène, régulation HHS Anxiété avec agitation, troubles du sommeil

Le choix entre ces plantes dépend donc du tableau clinique et de vos priorités. Si votre anxiété est très liée aux ruminations, au moral fluctuant et aux grignotages émotionnels, le griffonia peut avoir davantage de sens. Si vous vous sentez surtout vidé, avec un stress professionnel intense et un manque d’élan, la rhodiola sera peut-être plus indiquée. En cas d’hypervigilance, de tensions corporelles et de difficultés à « décrocher » le soir, l’ashwagandha pourrait représenter une option pertinente.

Il est possible, dans certains cas, d’associer ces plantes, mais toujours avec prudence, en particulier lorsqu’on ajoute le griffonia à cause de son effet sérotoninergique. Une approche pragmatique consiste à tester une seule plante à la fois, sur plusieurs semaines, afin d’identifier clairement ce qui vous convient le mieux. Et, comme pour le griffonia, l’avis d’un professionnel de santé ou d’un phytothérapeute reste vivement recommandé avant toute combinaison ou en présence de pathologies chroniques.

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